La situation s'aggrave dans tout le vignoble français

Les pluies incessantes continuent de favoriser le mildiou.

Les vignerons sont débordés. Partout les pluies incessantes mettent leurs nerfs à rude épreuve. La pression du mildiou est phénoménale et ils doivent jongler pour trouver des fenêtres d’intervention pour les traitements.

Dans plusieurs vignobles, il a tellement plu que passer dans les vignes devient très compliqué. C’est le cas en Côte d’Or. Dans ce département, sur les quinze derniers jours : pas un jour sans pluie, relate le bulletin Vitiflash du 12 juin, élaboré par la Chambre d’Agriculture. Les cumuls sont phénoménaux : 136 mm à Chambolle, 125 mm à Chassagnes. Le double de la précipitation moyenne en juin… Des conditions idéales pour le mildiou.

Les bios sont mis à rude épreuve. Ils n’ont parfois pas eu d’autres choix que de renouveler leur traitement alors que la végétation était encore humide.

Les défauts de pulvérisation ne pardonnent pas

En Champagne, la situation évoluait également avec une nouvelle sortie de symptômes du mildiou. Dans l’ensemble, elle restait sous contrôle, excepté dans les parcelles où il y a eu des défauts de pulvérisation dans la zone des grappes.

Dans le Bordelais, le mildiou est particulièrement virulent. Ce 12 juin, on  signale de nouvelles attaques sur feuille et sur grappe mais qui restaient dans l’ensemble contenues et de faible intensité. Toutefois, il fait état de situations ponctuellement plus compliquées avec d’importants symptômes sur feuilles et grappes dans le Blayais, l’Entre-deux-Mers, le Libournais, le Sauternais, le Médoc

Peu de parcelles indemnes dans le Gard

Dans le Midi, la situation est critique. Dans le Gard, elle s’est à nouveau aggravée.

Ce  12 juin dans le Languedoc-Roussillon : « Seule une infime minorité de parcelles sont encore indemnes (Bassin Alésien) et le nombre de parcelles très touchées avec perte partielle de récolte s’est encore accru. La partie sud du département (Costières, Sables et Plaine Littorale) reste encore la plus significativement touchée. Parmi les parcelles les plus touchées, le grenache est largement prédominant ». Dans l’Hérault, les symptômes ont aussi augmenté avec apparition de rot brun et de mildiou mosaïque. « La fréquence des symptômes peut atteindre, dans certaines parcelles observées, la totalité des grappes. Des pertes de récolte sont régulièrement notées »,

Situation explosive dans le Var

Situation explosive également dans la Var où la moitié des 45 parcelles observées cette semaine par la chambre d’agriculture dans le cadre du réseau de référence présentaient des symptômes sur grappe à des fréquences variables, selon les informations de son bulletin du 13 juin.

Source Vitisphère

Jacques Giers