Insolite :du Bourgogne dans des menhirs.

 

Drôles de menhirs où l’on fait du vin (souce France Bleu)

De drôles de tonneaux dans une cuverie de Nantoux, en Côte-d'Or. Au domaine François Charles et Fils, on expérimente une vinification dans de gros tonneaux dont la forme rappelle celle des menhirs.

Le domaine François Charles et Fils, ce sont 14 hectares de vignes réparties entre Nantoux, Pommard, Volnay et Beaune. Pascal Charles expérimente depuis 2011 une vinification dans de gros tonneaux verticaux de 320 et 500 litres, plus étroits dans leur partie supérieure qu’à leur base. Au départ, il voulait essayer de faire du vin dans des fûts rappelant des amphores. Quand il lui a soumis sa drôle d'idée, le tonnelier de Pascal Charles n'a d'abord pas été très enthousiaste, jugeant l’entreprise compliquée. Mais il a accepté de faire un essai. Après être parvenu à réaliser un premier tonneau, et disposant des cotes et du savoir faire, l'artisan a pu ensuite en fabriquer d’autres.

 

Un vin différent

Depuis, deux tonneliers ont fabriqué une dizaine de ces étranges tonneaux, dont la forme, censée être inspirée des amphores, a évoqué rapidement une autre image : « Des amis m’ont dit " on dirait un menhir ", se rappelle Pascal Charles. Je leur ai répondu « vu que ce sera une potion magique, allons-y ». A quoi ressemble la « potion magique » élaborée dans ces tonneaux-menhirs ? Leur forme favorise le brassage du vin lors de la fermentation et réduit la quantité de lie. « ce brassage et cette remise en suspension du dépôt font que le vin nous parait avoir une belle tenue dans le temps, une belle matière également. Le fait de nourrir le vin lui donne aussi un peu plus de rondeur ». Par rapport au même vin élevé en même temps dans des barriques traditionnelles, on constate que la fermentation malolactique s'engage plus rapidement. "

D'abord confronté à l'incrédulité de ses confrères, Pascal Charles constate avec plaisir que d'autres domaines essaient désormais le tonneau-menhir. « c’est une belle réussite, je crois », conclut le vigneron.

Jacques Giers